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Capsulite rétractile de l’épaule

Il s’agit d’une pathologie mal connue mais que l’on retrouve régulièrement au niveau de l’épaule. Cette capsulite rétractile est souvent la conséquence sur l’épaule de la survenue d’une algodytrophie du membre supérieur et se traduit toujours par l’association de douleurs et d’une raideur.
Dans la moitié des cas environ, on ne retrouve aucun facteur déclenchant particulier, les patients décrivent très bien l’apparition progressive sans facteur déclenchant de douleurs devenant de plus en plus intenses et s’associant progressivement à un enraidissement de l’épaule devenant lui aussi de plus en plus important.
Si dans ces cas, on ne retrouve pas de cause, il existe souvent un terrain propice (diabète, caractère anxieux ou déprimé du patient, choc ou fragilité psychologique), néanmoins, dans bon nombre de cas, aucun de ces facteurs favorisant n’est retrouvé.
Dans l’autre moitié des cas, cette capsulite rétractile fait suite à un élément précis et ponctuel (qui peut être une chute, un choc, une fracture, une intervention chirurgicale).

Que l’on retrouve une cause ou pas, l’évolution spontanée est toujours la même, dans un premier temps, les douleurs et l’enraidissement augmente, les douleurs sont particulièrement intenses, mal tolérées puisqu’elles surviennent très souvent au repos et la nuit en perturbant gravement le sommeil. L’utilisation de la fonction de l’épaule se dégrade rapidement avec une épaule de plus en plus « bloquée » ne permettant plus les mouvements en hauteur. Si aucun traitement n’est mis en œuvre, les phénomènes peuvent augmenter jusqu’à aboutir à une « épaule gelée » avec douleurs très intenses, permanentes et impossibilité complète de bouger l’épaule. Spontanément, sur plusieurs mois, l’évolution se fait vers une diminution des douleurs mais souvent avec la persistance d’une raideur extrêmement importante de l’épaule.

Tout l’intérêt de faire le diagnostic de cette capsulite rétractile est d’instaurer au plus vite le traitement pour éviter l’installation des douleurs chroniques et la perte de plus en plus importante de la mobilité. Le principal traitement à retenir est une rééducation particulière basée un peu sur le traitement de la douleur (ultrasons, laser, massages) mais surtout basée sur la mobilisation douce et progressive de l’épaule de façon, par la mobilisation manuelle passive de l’épaule par le kinésithérapeute, à retrouver très progressivement une souplesse articulaire correcte. Il s’agit d’un travail long, difficile fastidieux, qui nécessite un investissement important de la part du patient et du kinésithérapeute et qui dure plusieurs mois. Ce principal traitement manuel et rééducatif peut être associé à des traitements adjuvants (réalisation d’infiltrations dans l’articulation, prescription de médicaments antalgiques). Dans les cas rebelles la rééducation peut être réalisée en centre de rééducation et même justifier une distension hydraulique (injection de liquide sous pression dans l’épaule).

L’évolution sous traitement peut varier entre 3 et 18 mois, nécessitant de très nombreux soins de rééducation. Dans l’extrême majorité des cas, au bout de plusieurs mois de traitement, les patients retrouvent une épaule indolore et bien mobile, dans certains cas, il est possible que les patients ne retrouvent pas 100% de la mobilité articulaire et garde une petite raideur notamment dans les mouvements de rotation.

Il est très exceptionnel qu’une intervention chirurgicale soit nécessaire (dans ces cas, il s’agit d’une arthroscopie de l’épaule permettant de sectionner les rétractions de la capsule articulaire).