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Luttes contre les infections nosocomiales

Les infections nosocomiales sont une complication certes rare mais classique et de mieux en mieux connues de la chirurgie orthopédique et entre autre, de celle de l’épaule.

Il s’agit d’une des complications post-opératoires les plus graves qui peut entraîner des conséquences irréversibles ; c’est pour cela que le chirurgien mais aussi l’ensemble de l’équipe soignante sont extrêmement vigilants et mettent tout en œuvre pour limiter ce risque. Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre, ce risque ne pourra jamais être nul, selon l’âge du patient, leurs antécédents (diabète, infiltration au préalable, tabagisme, mauvaise hygiène, obésité…), le risque post-opératoire d’infection nosocomiale est variable.
Si ce risque en chirurgie arthroscopique chez un patient jeune sans antécédent est extrêmement faible, il peut atteindre 5% chez un patient âgé aux antécédents médicaux lourds et ayant fait l’objet de plusieurs infiltrations préalables au niveau de l’épaule.

L’expérience nous a montré que dans un certain nombre de cas, l’infection nosocomiale pouvait être en lien avec un foyer infectieux latent non connu du patient qui après l’intervention, va entraîner une migration microbienne sur la zone opérée notamment les foyers infectieux dentaires, cutanées ou urinaires sont des portes d’entrée classiques de ce type d’infection ; c’est pour cela que dans bon nombre d’interventions chirurgicales, avant l’intervention, il est nécessaire de réaliser une exploration dentaire ou urinaire pour s’assurer qu’il n’existe pas de foyer infectieux latent ou qu’on est la possibilité et le temps d’éradiquer ce foyer infectieux pour pouvoir envisager un geste opératoire avec le risque potentiel minimal. Si il existe des facteurs favorisant que le patient ne peut pas maîtriser (diabète, antécédent d’infiltrations multiples), il existe des facteurs sur lequel le patient peut intervenir, de nombreuses études ont bien montré que le tabagisme, l’obésité, le mauvais état cutané sont des facteurs qui augmentent significativement le risque d’infection.

L’équipe soignante et au premier lieu le chirurgien, sans vouloir inquiéter le patient, tiennent à insister sur ce risque potentiellement grave et insistent sur tous les moyens que nous avons à notre disposition pour diminuer ce risque (bilan urinaire, bilan dentaire, arrêt du tabac, hygiène irréprochable).