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Coiffe des rotateurs - Dr Gonzalvez à Dijon

Pathologie de la coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs est un ensemble de cinq tendons qui comme son nom l’indique « coiffe » la tête de l’humérus. Ces tendons sont indispensables au bon fonctionnement de l’articulation de l’épaule, ils permettent notamment à l’articulation d’avoir une bonne mobilité, une bonne force et une bonne endurance.

Ces cinq tendons sont d’avant en arrière :

  • le sous scapulaire ( sub scapularis )
  • la longue portion du biceps
  • le sus épineux ( supra spinatus )
  • le sous épineux ( infra spinatus )
  • le petit rond ( teres minor )

Ces cinq tendons peuvent être le siège d’anomalies comme une inflammation, une calcification, une usure, une rupture partielle, ou une rupture totale.

En fonction du type d’atteinte du tendon, en fonction du tendon atteint, et en fonction d’autres atteintes associées, les symptômes ressentis par le patient peuvent être très différents (soit des douleurs, soit une perte de la force, soit une perte de la mobilité), ces différents symptômes pouvant être associés entre eux.

Ces différents symptômes en lien avec les pathologies de la coiffe des rotateurs, peuvent survenir après un phénomène déclenchant (accident, chute, traumatisme sportif…) soit apparaître progressivement.

C’est l’examen clinique de l’épaule du patient et les examens complémentaires (radiographie, échographie, scanner, IRM), qui donnent le diagnostic précis et peuvent ainsi orienter le traitement.

Voici 3 pathologies différentes de la coiffe des rotateurs de l’épaule :

  • calcification tendineuse
  • conflit sous acromial
  • rupture de coiffe

Calcification tendineuse de coiffe


Il s’agit d’une pathologie très fréquente plutôt féminine que masculine, qui touche près de 5% des adultes.

La survenue de ces dépôts de calcium à l’intérieur des tendons de l’épaule est d’ordre purement constitutionnel. Ces dépôts n ‘ont aucun lien avec le type d’alimentation, ou le type d’activités et sont indépendants de tout traumatisme. Ces dépôts de calcium au niveau des tendons de l’épaule peuvent s’associer à des dépôts survenant au niveau du poignet ou au niveau de la hanche.

Le plus souvent l’évolution se fait spontanément vers l’amélioration et la guérison par la survenue d’une résorption de la calcification en quelques semaines ou quelques mois au prix souvent de crises douloureuses.

Habituellement, les patients consultent quand l’évolution ne se fait pas rapidement vers l’amélioration.

La radiographie et l’échographie seules font tout à fait bien le diagnostic de ces calcifications tendineuses, et les traitements médicaux que l’on peut proposer ( anti inflammatoires, kinésithérapie, infiltration, mésothérapie, acupuncture , ostéopathie…) peuvent amener un certain confort au patient, mais n’auront pas d’effet direct sur la calcification.

La guérison de ces patients ne pourra être obtenue que quand la calcification aura disparu et lorsque cela ne survient pas spontanément en quelques mois, on est en droit de tenter soit le traitement médical par ondes de chocs externes, soit la ponction infiltration sous radiologie quand la calcification est semi liquide ou l’exérèse chirurgicale de la calcification sous arthroscopie.

Cette technique arthroscopique peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale en chirurgie ambulatoire. La rééducation est débutée dès les premiers jours, le patient a le droit de se servir, pour les gestes usuels (toilette, habillage, alimentation) de son bras dès les premiers jours , il n’est pas recommandé de conduire un véhicule avant la fin du premier mois post opératoire et il interdit d’effectuer toutes activités physiques, brutales ou en force avant la fin du deuxième mois.

La récupération fonctionnelle totale après l’intervention peut varier de deux à six mois, mais il s’agit d’une pathologie dans laquelle, la survenue d’une algodystrophie post opératoire n’est pas exceptionnelle, et peut rallonger considérablement le temps de récupération fonctionnelle définitive.

Conflit sous acromial


Conflit sous acromial

Il s’agit d’un problème d’ordre mécanique lié à l’irritation de la coiffe par son frottement contre la face inférieure de l’acromion dans les mouvements d’élévation du bras ; cette pathologie peut être favorisée par la forme de l’acromion, (en effet quand ce dernier est recourbé vers le bas, voire crochu, il est bien plus agressif pour les tendons de la coiffe des rotateurs que si il est bien plat).

Cette pathologie peut aussi être favorisée par des activités physiques, sportives ou professionnelles, répétitives les bras en l’air.

Ce conflit sous acromial est très souvent révélé par des douleurs au niveau de l’épaule qui souvent dans un premier temps apparaissent plutôt lors des mouvements du bras en élévation, mais qui peuvent évoluer ensuite vers des douleurs y compris au repos.

Ce diagnostic peut être déjà évoqué à l’examen clinique de l’épaule, il peut être confirmé par les examens complémentaires (radiographie, échographie, et IRM).

Sauf cas très particulier, le premier traitement de ce symptôme repose sur le traitement médical par prescription médicamenteuse d’anti inflammatoires, par soins de rééducation (en renforçant les muscles qui abaissent la tête humérale pour diminuer le conflit), et peut faire aussi appel à la réalisation d’infiltrations ou de mésothérapie.

Si ce traitement médical n’est pas efficace et si les symptômes ressentis par le patient sont gênants, alors il faut à ce moment là, discuter un geste chirurgical, qui peut être réalisé sous arthroscopie et qui permet d’une part de supprimer la partie antérieure de l’acromion irritant la coiffe des rotateurs et permettant aussi d’enlever toute l’inflammation autour des tendons (bursite).

Cette intervention peut se faire sous anesthésie loco-régionale ou générale, se fait en chirurgie ambulatoire, le patient peut donc quitter le soir même la clinique avec une écharpe simple, et commencer sa rééducation dès les jours qui suivent.

Il a le droit de se servir du bras pour les petits gestes de la vie courante (habillage, toilette, alimentation). Il n’est pas conseillé de conduire un véhicule avant la fin du premier mois et toutes activités brutales, physiques ou en force ne doivent pas être débutées avant la fin du deuxième mois.

Comme toutes les interventions chirurgicales sur l’épaule, la rééducation post opératoire est capitale dans la récupération, et cette dernière, pour être totale, peut varier entre deux et six mois.

Acromioplastie décompressive

Rupture de coiffe


Rupture tendineuse

Les différents tendons de la coiffe des rotateurs peuvent être le siège d’une atteinte partielle (effilochage) ou d’une atteinte complète (rupture) soit spontanément, soit dans les suites d’un traumatisme.

Ces ruptures tendineuses sont souvent favorisées par l’existence associée d’un conflit sous acromial, lui même en lien avec un acromion agressif pour la coiffe des rotateurs du fait de sa forme.

Selon l’âge du patient, ses activités, le siège et l’importance de la rupture, le traitement peut être très différent.

Ce traitement peut être médical par la prescription d’anti inflammatoires, de séances de rééducation, d’infiltration, de mésothérapie, ou peut-être chirurgical par réparation des tendons abîmés, cette réparation pouvant être réalisée sous arthroscopie ou de façon conventionnelle.

Plus le patient est âgé, moins il fait d’efforts avec son épaule et plus on tentera un traitement médical, alors que à l’inverse, les patients jeunes sportifs actifs, présentant des ruptures tendineuses complètes, seront plus facilement traitées chirurgicalement.

Actuellement dans une très grande majorité des cas ( plus de 95 %), cette réparation peut-être réalisée entièrement sous arthroscopie, en chirurgie ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale, cette réparation associe d’une part un « rabotage » de l’acromion et d’autre part une réparation par suture des tendons grâce à l’aide de petits matériels appelé ancres.

Le patient peut donc quitter la clinique le soir même de l’intervention, et commencer la rééducation dès les jours qui suivent. Pendant le premier mois, le patient peut se servir de son bras sans décoller le coude du corps, et pendant cette période, seul le kinésithérapeute a le droit de décoller le coude du corps.
A la fin du premier mois, seulement, le patient est autorisé lui même à écarter le coude du corps. Selon le patient, la récupération fonctionnelle totale est atteinte entre trois et six mois.

Dans quelques rares cas, du fait de la taille de la déchirure ou surtout du fait d’une localisation particulière de cette déchirure, l’intervention doit être réalisée de façon chirurgicale conventionnelle.

Passage des fils de suture

Tendon suturé

L'intervention filmée...